Jul
9
2013

L’homme avant la croyance

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Chers frères, le Saint Coran est la parole d’Allah, Sa révélation, c’est la parole de l’Omniscient, du Très-Savant, de Celui Qui a créé l’homme. C’est la parole de celui qui sait ce qui est secret et ce qui est plus enfoui. Dans le Saint Coran, il y a plusieurs versets qui évoquent la vérité de l’homme. Les divers sujets de ces versets appartiendraient à ce qu’on appelle aujourd’hui la psychologie islamique. L’homme, qui est la plus honorée de toutes les créatures, quelle est sa réalité ? Son essence ? Quelles sont ses caractéristiques ? Quels sont ses états ? Qu’est ce qui le rend heureux ? Malheureux ? Quand est-ce que s’élève-t-il ? Quand est-ce que déchoit-il ? Ce sont-là de très précises questions que le Saint Coran a traitées.
L’homme, avant de croire et avant de faire des liens avec Allah, a des caractères différents de ceux qu’il aura après sa croyance et ses liens avec Allah.

1-L’homme est craintif:

Allah dit:

(Certes l’homme a été créé craintif.)

[Sourate Al Maarij]

Les caractéristiques de l’homme avant de croire:

(L’homme a été créé craintif. Il est agité lorsque le mal le touche et avare lorsque le bien le touche sauf ceux qui pratiquent la Salat.)

[Sourate Al Maarij]

un frère me raconte qu’il travaillais dans un avion. Cet avions est entré dans un nuage électrisé, la façade de l’avion est cassée, le radar est tombé en banne et l’avion a failli tombé. Ce frère m’a dit: les passagers avaient tellement craint, certains pleuraient, plaignaient, criaient et d’autres déchiraient leurs vêtements, certains disaient “ô, mon fils”. Il l’a dit: c’était incroyable, le pilot s’est troublé et lui a demandé de calmer les passagers. Il lui a appris qu’ils ne répondent pas. Le pilot lui a dit: choisis un homme et rends-le parler à eux. ce frère a trouvé à homme assis calmement et il l’a choisi, mais il a découvert que cet homme s’était évanoui.

2- Il se réfugie à Allah lorsqu’il est infortuné:

Allah, exalté soit-Il, a dit:

(Lorsque l’homme subit le mal, il Nous appelle étant couché sur le côté, assis ou debout)

[Sourate Younes]

La foi en Allah existe bel et bien au fond de l’âme humaine, ainsi lorsque l’homme est touché par le mal, il interpelle Dieu seul. J’ai entendu une drôle histoire, c’est qu’un avion portait des experts issus d’un pays qui prône l’athéisme. Les voyageurs ne croient pas donc en Dieu, ils sont athées. Cet avion s’est trouvé au milieu d’un nuage électrisé, il a commencé à perdre son équilibre et a failli tomber. Ces experts levèrent alors leurs mains et prièrent Dieu.

(Lorsque l’homme subit le mal, il Nous appelle étant couché sur le côté, assis ou debout.)

[Sourate Younes]

De même pour ceux qui traversent la mer, lorsque les vagues s’agitent, Dieu, exalté soit-il, dit:

(Ils prient Allah en Lui exprimant la sincérité de leur foi: si Tu nous sauve de ce péril nous Te serons reconnaissants.)

[Sourate Younus]

Lors d’une crise, l’homme se réfugie, par nature, à Allah. Mais en quoi consiste l’héroïsme du croyant ? L’héroïsme c’est de connaitre Allah dans la prospérité, il doit le connaitre lorsqu’il est sur terre, avant d’être dans un avion ou sur un navire. Il doit le connaitre lorsqu’il est sain, fort et actif, lorsqu’il est jeune. Pour cela, le croyant se rappelle d’Allah dans la prospérité, alors que le non croyant ne se rappelle de Lui que lorsqu’il est en crise.
Un homme m’a raconté que dans la capitale d’un grand pays musulman où il y a environ quinze millions habitants, il y eut un séisme. Cet homme m’a juré qu’il n’y avait pas assez de place dans les mosquées pour le grand nombre de gens qui veulent faire la prière et cela était le cas pour les cinq prières. Le mihrab n’était pas suffisant, de même pour le centre et les couloirs. Durant le tremblement de terre, il y avait des gens qui ont fait la prière à l’extérieur. Mais une fois la catastrophe est oubliée, les gens ont repris leur mode de vie antérieur. C’est pour cela qu’il ne faut pas se réjouir d’une foi venant après une crise, cette foi est éphémère, elle s’évapore rapidement, elle vient et se dissipe. Il faut plutôt se réjouir d’une foi constante et permanente.
Allah, glorifié soit-il, dit:

(Et quand nous l’avons délivré de son mal, il s’en va comme s’il ne Nous avait point imploré pour un mal qu’il a subi.)

[Sourate Younus]

En effet il arrive qu’un petit enfant ait la fièvre, lorsqu’on consulte le médecin, on apprend qu’il s’agirait peut-être d’une grave maladie, la méningite, le père fait la prière et invoque Allah à maintes reprises en insistant. Mais lorsque la maladie se dissipe et que l’enfant est rétabli, le père s’exclame: c’est un médecin compétent et les médicaments prescrits sont efficaces, tout en oubliant qu’il avait invoqué Allah, glorifié soit-il. C’est l’une des caractéristiques de l’homme avant de croire.

3. L’homme est enclin au désespoir et à l’ingratitude:

Allah, exalté soit-il, dit:

(Et si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de notre part puis Nous l’en avons privé, il est désespéré et ingrat)

[Sourate Houde]

La foi en Allah ne suffit pas pour comprendre la raison d’un événement. On a même dit que:

Si un malheur n’a pas été édifiant pour l’âme d’un individu c’est que son malheur à cause de son âme est plus grave.

Dieu glorifié soit-il dit:

(Et si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de notre part)

Par exemple une bonne santé, une épouse, des enfants, un poste considérable,…

(Et si Nous faisons goûter à l’homme une grâce de notre part puis Nous l’en avons privé, il est désespéré et ingrat)

[Sourate Houde]

Il ne comprend pas que derrière cette privation, il y a une raison profonde et sage. Dieu glorifié soit-il dit:

(Dis: O Allah, possesseur de l’autorité, Tu donnes l’autorité à qui Tu veux et Tu l’arraches à qui Tu veux. Tu honores qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main)

[Sourate Al Imrane]

Car la procuration du pouvoir est un bien, de même pour la privation de ce pouvoir. L’honneur est un bien et l’humiliation est un bien.

(Le bien est en Ta main. Tu es le Tout-Puissant.)

Donc quand l’homme est privé d’un bien, il est désespéré et ingrat.
Il désespère en la miséricorde d’Allah. Tandis que le croyant ne désespère pas, ne se sent jamais abattu. Il considère qu’il y a une raison sage derrière cette privation. Il dit: « O Dieu, j’accepte ton jugement et le destin que Tu me réserves, si Tu n’es pas en colère contre moi, rien ne m’intéresse, je me retournerai toujours vers Toi pour me purifier jusqu’à ce que Tu sois satisfait de moi.»
N’est-ce pas l’invocation du prophète (pbsl)?

O Allah, je plains le manque de ma force, l’insuffisance de mes moyens et l’indifférence des gens vis-à-vis de moi. O Dieu des impuissants, à qui m’abandonnes-Tu ? A un ami qui m’évite ? A un ennemi auquel Tu as assigné mes affaires ? Si Tu n’es pas en colère contre moi, rien ne m’intéresse, je me retournerai toujours vers Toi pour me purifier jusqu’à ce que Tu sois satisfait de moi. Mais Ton pardon m’est plus bénéfique

[Rapporté par Attabarani d’après Abdollah Ibn Jaafar, chaine de transmission faible]

L’héroïsme n’apparait pas dans la prospérité mais plutôt dans la crise. L’acceptation de la volonté divine même à travers ce qu’on déteste est le plus élevé des degrés de la certitude et de la foi.

Quand Allah aime un individu, il le met à l’épreuve, s’il fait preuve de patience, il l’élit, s’il remercie, il est des siens.

Le croyant ne peut pas donc être ni désespéré ni ingrat. Le plus dangereux de tout ce qui peut arriver à une nation c’est d’être vaincue à l’intérieur, de désespérer et de se sentir abattue, c’est quand un musulman dit:
C’est fini pour nous. Quand bien même ce serait fini pour nous, Dieu sera avec nous car Il ne nous amputera pas nos bienfaits.

(Et si Nous faisons gouter à l’homme une grâce de notre part puis Nous l’en avons privé, il est désespéré et ingrat)

[Sourate Houde]

L’homme, avant de croire, est enclin au désespoir, il est enclin à l’ingratitude. Le croyant, quant à lui, est optimiste et reconnaissant car Dieu, exalté soit-il, nous a rassuré en disant:

(Dis: Rien ne nous arrivera en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour nous)

[Sourate Attawbah]

Allah n’a pas dit « à nos dépens» mais il a bien dit « pour nous » car la ligne indicielle du croyant est ascendante, de manière continue, la mort est un point sur cette ligne ascendante qui continue même après la mort. Pour cela, les grâces de l’autre monde sont une continuité des grâces du monde d’ici-bas, et c’est l’une des grâces qui nous sont procurées par Allah.

4. Enclin au débat et éloquent:

Dieu, exalté soit-il, dit:

(Il a créé l’homme d’une goutte de sperme, et voilà qu’il est un disputeur déclaré)

[Sourate Al Nahl]

L’homme est à l’origine une goutte de sperme microscopique qui embarrasse si elle apparait sur l’habit. C’est une goutte qui sort d’un membre congénital et qui pénètre dans un autre. L’homme est un bel enfant dans le ventre de sa mère, puis il est un nouveau-né qui a besoin de soin, d’entretien et du lait nourricier. Une fois devenu une personnalité considérable, il commence à diffuser des idées d’athéisme et d’impiété, il ne cesse de dire moi.

(Il a créé l’homme d’une goutte de sperme, et voilà qu’il est un disputeur déclaré.)

[Sourate Al Nahl]

Il utilise son éloquence négativement en réfutant les vérités de la religion et en prétendant qu’il est libre de penser ce que bon lui semble. Il ne se réfère qu’à sa raison et a oublié que Dieu, exalté soit-il, dit:

(Il a pensé et a décidé, qu’il périsse comme il a décidé ! Encore une fois, qu’il périsse comme il a décidé ! Ensuite il a regardé, et il s’est renfrogné et a durci son visage. Ensuite il a tourné le dos et s’est enflé d’orgueil. Puis il a dit: ceci (le coran) n’est que magie apprise, ce n’est que la parole d’un humain. Je vais le brûler dans Saqar (Feu intense). Et qui te diras qu’est Saqar ? Il ne laisse rien ni n’épargne rien.)

[Sourate Al-Muddattir]

5. L’homme appelle le mal comme il appelle le bien:

Parmi les caractéristiques de l’homme avant de croire:
Dieu, glorifié soit-il, dit:

(L’homme appelle le mal comme il appelle le bien.)

Quand l’homme aperçoit un gain matériel renfermant un mal, impliquant un jugement et donc provoquant un châtiment et un interrogatoire qui le vouerait à l’Enfer:

(L’homme appelle le mal comme il appelle le bien)

[Sourate Al Israe]

Les gens succombent aux charmes du monde d’ici-bas, ils cherchent à acquérir de l’argent sans tenir compte de sa source, ils sont séduits par la passion de la chair que ce soit dans le cadre matrimonial ou même en dehors de ce cadre. Bref, les gens sont obsédés par le monde matériel sans prendre en considération la légitimité de leurs actes. C’est le sens de ce verset:

(L’homme appelle le mal comme il appelle le bien)

[Sourate Al Israe]

Un vrai croyant poursuit des objectifs à long terme, il aspire au paradis, et puisque le paradis n’est accessible qu’après la mort, il supporte toute souffrance dans le monde d’ici-bas, il accepte d’avoir même une vie inconfortable en restant fidèle à ses principes et à la pureté de sa foi. Il refuse toute création suspecte. Ainsi refuse-t-il toute femme qui ne respecte pas les commandements d’Allah, il refuse tout poste qui ne puisse contribuer au secours d’autrui, il ne succombe pas à l’appât de l’intérêt matériel car il croit en la récompense divine. Ceci parce qu’il a cru en Allah et en le Dernier Jour. Il a donc déplacé ses grands objectifs vers l’autre vie, aussi endure-t-il toutes les difficultés de la vie afin de rester confiant en Allah, obéissant à ses ordres.
Dieu, exalté soit-il, dit:

(L’homme appelle le mal comme il appelle le bien. Car l’homme est très hâtif.)

[Sourate Al Israe]

Le croyant choisit donc un objectif lointain, il choisit l’autre vie tandis que le non-croyant choisit le monde d’ici-bas, ce monde immanent qui est devant lui, qu’il soit juste ou injuste, bon ou mauvais, légitime ou illégitime, il peut satisfaire Allah comme il peut le mécontenter. Il veut l’argent, un poste considérable, il ne cherche que les plaisirs, c’est l’état de l’homme avant de croire, ces choix relèvent de ce qui est sensuel ou même parfois matériel.

6. Et si nous accordons à l’homme une grâce, il renonce et s’écarte:

Allah, glorifié soit-il, dit:

(Et si nous accordons à l’homme une grâce, il renonce et s’écarte)

[Sourate Al Israe]

Cela veut dire qu’il faut prendre l’initiative pour faire de bonnes œuvres, le prophète (pbsl) a dit:

Hâtez-vous en faisant de bonnes œuvres, attendez-vous une pauvreté qui s’accompagne de la négligence

de grandes surprises peuvent advenir, on peut avoir une allégation d’une compagnie qu’on nous retire, ou bien un projet commercial qui, pour des raisons urgentes, est voué à l’échec, et voici que la faillite est annoncée. Attendez-vous une pauvreté qui s’accompagne de négligence, d’ailleurs la pauvreté a failli être synonyme d’impiété, ou attendez-vous une richesse tyrannique, de la richesse qui pousse à la désobéissance à Allah. En effet, on m’a raconté qu’une femme vertueuse, croyante et respectueuse, portant le voile, avait un mari dont le salaire était très modeste. Aussi voyagea-t-il à un pays riche où il acquit une grande fortune. Aussi envoya-t-il une lettre à son épouse où il disait: si tu ne me rejoins pas en étant habillée conformément à la dernière tendance de la mode, je ne t’accueillerais pas. Par quoi peut-on qualifier cette richesse ? C’est bien entendu une richesse tyrannique.

Hâtez-vous en faisant de bonnes œuvres, attendez-vous une pauvreté qui s’accompagne de la négligence ? Une richesse tyrannique? Une maladie nocive ? Une vieillesse de délire ?une mort subite, Addajjal, c’est le pire absent que l’on pourrait jamais attendre ? Ou le Jour du Jugement, c’est le Jour le plus difficile et le plus amer ?

[Rapporté par Attirmidhi et par Al Hakim dans son AL-Mostadrak]

Chers frères, il est impossible que l’on se lève chaque jour comme le jour précédent jusqu’à la fin de ses jours, il faut que l’on subisse un jour- et ceci est valable pour tout le monde- l’on un changement qui touche notre santé. Cet incident peut être la cause de la mort, c’est pourquoi je l’appelle issue de sortie. A l’aéroport, il y a des portes, de même pour le d’ici-bas: la porte dont on peut sortir pour passer de ce monde vers l’autre monde est la maladie qui précède la mort. Pour cela:

(Et si nous accordons à l’homme une grâce, il renonce et s’écarte)

[Sourate Al Israe]

Il oublie Allah, il oublie ses devoirs religieux, le Dernier Jour, la maladie, le châtiment, les épreuves, il oublie qu’Allah peut punir son injustice et qu’il est sous son emprise.

(Et si nous accordons à l’homme une grâce, il renonce et s’écarte mais s’il est touché par le mal, il est désespéré)

[Sourate Al Israe]

Le croyant, quant à lui, se rapproche d’Allah et son amour de son Seigneur augmente dans la prospérité. Et si, pour une raison profonde, il a été privé de cette grâce, il est toujours reconnaissant et satisfait d’Allah.

Lors de son tawaf ( circambulation) autour de la Kaaba, un homme répétait: « O Allah, es-Tu satisfait de moi ?» l’Imam Achafi’i marchait derrière lui. Il lui dit: « Eh toi, es-tu toi-même satisfait d’Allah pour qu’il soit satisfait de toi ? »
_ « Dieu soit glorifié ! qui es-tu ? demanda l’homme. »
_ « Je suis Mohamad Ibn Idriss », répliqua Achafi’i.
_ « Comment serais-je satisfait d’Allah alors que j’espère qu’Il soit satisfait de moi?!» S’exclama l’homme.
_ « Quand tu reçois la disgrâce qu’Il t’inflige de la même façon dont tu reçois les grâces qu’Il t’accorde, tu es ainsi satisfait de Lui.» répondit Achafi’i.

(Et si Nous accordons à l’homme une grâce, il renonce et s’écarte mais s’il est touché par le mal, il est désespéré)

[Sourate Al Israe]

(Dis: Chacun œuvre comme bon lui semble)

[Sourate Al Israe]

7. L’homme est avaricieux:

Parmi les caractéristiques de l’homme avant de croire est qu’il est avaricieux, il est obsédé par ce qu’il possède et qu’il ne dépense pas. Il peut même vivre pauvre pour mourir riche. En effet, l’avarice est l’une des maladies de l’âme.
Allah, glorifié soit-il, dit:

(Ceux qui sont protégés de l’avarice de l’âme, ceux-là sont les gagnants)

[Sourate Al Hachr]

Pour cela:

(L’homme est avaricieux)

[Sourate Al Israe]

Il ne dépense pas, sa main n’est pas ouverte mais plutôt contractée.
Allah, exalté soit-il, dit:

(Ne tiens pas ta main attachée à ton cou et ne l’ouvre pas complètement car tu resteras blâmé et tu auras des remords)

[Sourate Al Israe]

Donc: l’homme n’aime pas dépenser, il aime plutôt accumuler les fortunes, car il a une tendance à l’avarice. Ma foi il y a des histoires d’avares qui sombrent dans un degré indescriptible de la sottise, ils vivent dans la misère et la privation. Je jure qu’il y a des personnes qui paraissent misérables et qu’on peut croire pauvres alors qu’elles possèdent, en réalité, des millions. De même que le corps peut être atteint par des maladies malignes, graves et mortelles, l’âme peut, de même, être atteinte par l’avarice qui est une maladie grave et même mortelle.
Allah, glorifié soit-il, dit:

(L’homme est avaricieux)

[Sourate Al Israe]

L’homme est souvent obsédé par ce qu’il possède ; il retient ce qu’il a.

8. L’homme est l’être le plus enclin à la dispute:

De plus, parmi les caractéristiques de l’homme avant de croire:
Allah, glorifié soit-il dit:

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur)

[Sourate Al Kahf]

Un paysan venu à la rencontre du prophète (pbsl) lui dit:
O messager d’Allah, exhorte-moi et sois bref. Ainsi le prophète (pbsl) lui lut un fragment d’une sourate:

(Quiconque fait un bien fut-ce du poids d’une fourmi, le verra, et Quiconque fait un mal fut-ce du poids d’une fourmi, le verra)

[Sourate Az-Zalzala]

C’en est assez, répondit le paysan. Cet homme s’est contenté d’un fragment d’une sourate, deux versets étaient suffisants pour le convaincre.
Donc, quand Allah, glorifié soit-il, dit:

(Certes Allah vous observe parfaitement.)

[Sourate Al Nissae]

N’est-ce pas assez ?
Ou encore lorsqu’Il dit, exalté soit-il:

(Quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien et quiconque fait du mal, il le fait à ses dépens)

[Sourate Fossilat, verset. 46]

N’est- ce pas assez ?

(Nous ne chations que l’ingrat)

[Sourate Sabaa]

N’est- ce pas assez ?
Qu’Allah, glorifié soit-il, dise:

(Et quiconque craint son Seigneur aura deux paradis)

[Sourate Ar- Rahman]

N’est-ce pas suffisant ?

(Quiconque suit ma guidance ne sera jamais perdu ni malheureux)

[Sourate Taha]

(Ceux qui suivront ma guidance n’auront rien à craindre et ne seront point affligés)

[Sourate Al Baqara]

N’est- ce pas assez ?
Nous avons six cents pages, chaque verset est une règle, une norme, un principe, une méthode, une constitution. Malgré cela, on lit le Coran, sans respecter ses recommandations en ce qui est de notre comportement. C’est pour cela que le prophète (Pbsl) a dit:

Combien nombreux sont ceux qui lisent le Coran tandis qu’il les maudit

[Attribué au prophète]

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur)

[Sourate Al Kahf]

L’homme tend à la controverse, et aux vaines discussions, il aime discuter les futilités, il sombre dans les détails insignifiants en oubliant les principaux objectifs de la religion. Il oublie la raison et la fin de son existence. Il s’implique dans des querelles en s’intéressant à des sujets très négligeables. On racontait qu’il y avait, dans les temps anciens, une mosquée dont les dirigeants (imams) se sont opposés au sujet de la prière des Tarawihs (prière du Soulagement): certains affirmèrent qu’elle se compose de huit prosternations (rakaas) alors que d’autres dirent qu’il s’agit de vingt. Ils se disputèrent, se confrontèrent et se calomnièrent. Parmi eux, était un savant sage qui formula une fatwa recommandant la fermeture de la dite mosquée. Ceci parce que « la prière des Tarawihs n’est qu’une sunna (tradition) tandis que la communion des musulmans est une obligation», expliqua-t-il.

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur.)

A l’occasion d’une cérémonie de mariage, je prononçai un mot dans lequel j’ai cité que le prophète (pbsl), lors de la bataille de Badr, était accompagné d’environ trois cent hommes. Le nombre des montures, quant à lui, était inférieur au nombre des guerriers. Quelle sera la solution ? le prophète est le capitaine de l’armée, le gouverneur de la communauté musulmane, le meilleur des êtres humains, le bien-aimé du Juste, le sommet de la société, malgré tout cela, le messager d’Allah s’égale au soldat le plus inférieur de son armée en disant: « chaque trois personnes auront une monture, Ali, Abou Loubaba et moi aurons une. » quand j’eus fini et que retournai à ma place, un homme assis près de moi, qui était un prêcheur, me dit: – il y a une erreur dans ce que vous venez de dire. – Laquelle ? Répondis-je. – les montures étaient trois cents quatorze», dit-il. Mais le nombre n’est pas du tout signifiant, le plus important c’est que le nombre des montures ne constituait que le tiers du nombre des personnes. Car le prophète a dit:

chaque trois personnes auront une monture, Ali, Abou Loubaba et moi aurons une

On trouve parfois l’homme perdu dans les détails insignifiants au point qu’il oublie ce qui est primordial et fondamental ainsi que les objectifs de la législation dans l’Islam.
Pour cela:

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur)

[Sourate Al Kahf]

Non à la controverse, oui au dialogue
Je vous jure, chers frères, que la polémique n’est pas louée dans le Saint Coran. Actuellement, c’est le dialogue qui est requis tandis que le débat ne provoque que des conflits. Ainsi l’imam Al Ghazali a dit:

A chaque fois que je me débats avec un savant, je suis vainqueur et à chaque fois qu’un ignorant se débat avec moi, je suis vaincu

Si on dit: le borgne est un demi-voyant et qu’il est un demi-aveugle, ceci est correct. En mathématiques: si A=C et que B=C, automatiquement A=B. maintenant rappelons les données:
Un demi-aveugle= un demi-voyant
Multiplions par deux: Un demi-aveugle. 2= un demi-voyant.2
Donc: un aveugle = un voyant
Or si on se réfère au coran, c’est le contraire: « Se peut-il que l’aveugle serait égal au voyant ? » En polémique, ils sont égaux pour une personne qui a du souffle pour la controverse.

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur)

[Sourate Al Kahf]

Les neuf dixièmes de son temps sont employés dans des discussions et des débats inutiles: comme lorsqu’on dit qu’Adam était de soixante mètres, qu’il soit de soixante ou de deux mètres, quelle vérité peut-on fonder sur ce jugement ?
Citons ici une règle très importante: toute question dans la religion qui ne sert pas de fondement à un jugement est rejetée. Un jour, un animateur d’une émission de radio me demanda: comment Caïn a-t-il pu tuer Abel ? Qui peut le dire? A l’aide d’un revolver de six millimètres, ai-je répondu, non sans ironie. Je sens qu’on pose parfois des questions ridicules qui n’ont aucun intérêt.
L’un de nos frères a écrit un livre dans lequel il traite la question de la maladie du prophète (pbsl), qui a causé sa mort. Il me demanda mon point de vue. « Me permets-tu d’exprimer mon opinion ? C’est inutile de chercher la cause de la mort du prophète (pbsl). Ce serait utile si tu avais écrit un livre sur les recommandations du prophète au sujet de la conservation de la santé. Il est mort, que ce soit à cause d’une méningite ou de n’importe quelle autre maladie, qu’importe de le savoir ? »Ai-je répondu.
Pour cela, rappelons la règle déjà citée: toute question dans la religion qui ne sert pas de fondement à un jugement légitime profitable aux musulmans est bel et bien inutile. De même pour les grandes questions de l’Histoire. Gardez-vous de quelques recherches inutiles de certains spécialistes.
Allah, exalté soit-il, dit:

(C’était un peuple qui a vécu son temps, leurs œuvres lui seront attribuées, et vos œuvres vous seront attribuées)

[Sourate Al Baqara, verset: 137]

Que nous importe-t-il d’importer des accidents historiques et d’anciennes controverses, de nous entretuer à cause de ces accidents et de verser le sang ? A quoi nous sert le désordre ?
Allah, glorifié soit-il, dit:

(C’était un peuple qui a vécu son temps, leurs œuvres lui seront attribuées, et vos œuvres vous seront attribuées, vous ne serez point interrogés à propos de ce qu’ils ont fait)

[Sourate Al Baqara, verset: 137]

Toute l’Histoire se résume dans ce verset qui met fin aux vaines polémiques. Nous allons vers une autre vie où il y a un paradis où la prospérité est éternelle ou un paradis où la souffrance est éternelle.
Donc:

(L’homme est, de tous les êtres, le plus grand disputeur)

[Sourate Al Kahf]

9. L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer?

Chers frères, le sujet de cette leçon c’est: « caractéristiques de l’homme avant de croire. »
Allah, exalté soit-il, dit:

(L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer?)

[Sourate Al Qiyama]

Votre foi est-elle constante quand vous constatez qu’il y a sur terre des puissants et des faibles, des riches et des pauvres, des oppresseurs et des opprimés ?
Le jugement est inévitable:
Un homme mort après avoir eu une longue vie, un autre ayant eu une mort précoce, une femme d’une grande beauté, une autre d’une grande laideur. La vie prend-elle fin ainsi ? Il n’y a rien après la mort !!! Ta foi est-elle ainsi solide ?
Allah, glorifié soit-il, dit:

(L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ?)

[Sourate Al Qiyama]

Acceptez-vous qu’un tyran ayant exterminé cinquante millions personnes par une simple décision lors de la deuxième guerre mondiale reste impuni ? Il dirige une guerre mondiale et la vie s’arrête ?
Un homme qui a jeté une bombe nucléaire sur le Japon, celui qui a décidé de jeter cette bombe, restera-t-il impuni?

(L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ?)

[Sourate Al Qiyama]

N’y a-t-il pas de jugement ni de dieu qui juge ?
Je jure par Dieu que toute goutte de sang que l’on a fait couler, depuis Adam jusqu’au Jour du Jugement, sera imputée à la personne qui en est responsable.

(L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ?)

[Sourate Al Qiyama]

(Quiconque fait un bien fut-ce du poids d’une fourmi, le verra, et Quiconque fait un mal fut-ce du poids d’une fourmi, le verra.)

[Sourate Az-Zalzala]

Le prophète (pbsl) a dit:

Une femme a été condamnée à l’Enfer à cause d’une chatte qu’elle avait enfermée, affamée et empêchée de se nourrir des herbes de la terre

[Hadith approuvé à l’unanimité]

Un mari maltraitant son épouse, qui se réjouit à l’humilier, à la battre, à usurper ses biens et qui la divorce après. La vie s’arrête-elle ainsi ? Un homme qui vend les drogues, qui corrompt les jeunes, un autre dirigeant un cabaret qui pervertit les adolescents, les pères de famille et les touristes, la vie s’arrête-t-elle ainsi ?

(L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ?)

[Sourate Al Qiyama]

Comme s’il croyait que tout dépend de son pouvoir, de sa richesse, de sa décision et qu’il ne sera jamais jugé.

10. Quant à l’homme, si son Seigneur l’a testé en le graciant, il dit: Allah m’a honoré:

Un homme fait du tourisme autour du monde, il s’adonne aux péchés de toute sorte, puis il dit: Si Allah aime quelqu’un, Il lui fait visiter son royaume. Qui a dit qu’Allah l’aime ? Si Allah aime quelqu’un, Il lui fait visiter son royaume ? Il passe son temps en se déplaçant d’un hôtel à un autre, d’un vice à un autre, puis il se permet de dire: Eh bien si Allah aime quelqu’un, Il lui fait visiter son royaume !
Allah, exalté soit-il, dit:

(Quant à l’homme, si son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit: Allah m’a honoré)

[Sourate Al Fajr]

« Si Allah ne m’aimait pas, il ne m’aurait pas fait riche », prétend-on. Cela n’est aucunement vrai. Dieu a donné à Corée une grande fortune alors qu’Il ne l’aimait pas.

(Puis Nous fîmes donc que la terre l’engloutît, lui et sa maison)

[Sourate Al Qassas, v.81]

Il a donné à Pharaon la royauté sans l’aimer.
Pour cette raison, chers frères, on peut dire que l’homme non croyant est naïf, il se base sur des considérations risibles. Il croit que s’il est riche ou puissant, sa richesse et sa puissance sont des signes de l’amour de Dieu.

11. « Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même »:

D’autres caractéristiques de l’homme avant de croire:

(Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même)

[Sourate Al Alaq]

Tant que l’homme est fort, riche et qu’il a une autorité: il peut être un père autoritaire dont les ordres sont indiscutables, le divorce est, pour lui, une arme qu’il n’hésiterait pas d’utiliser contre son épouse, quant à ses enfants, il a une autre arme contre eux, c’est de les priver de ses biens. Bref, tant que l’homme possède une autorité, il oublie qu’Allah va le juger.

(Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même)

[Sourate Al Alaq]

C’est pour cette raison que le croyant, quant à lui, même s’il est riche ou puissant, se réfugie à Allah en disant: « O Seigneur, je renie mon autorité, mon pouvoir et mon savoir, et me réfugie à Ton autorité, Ton pouvoir et Ton savoir, O Toi le Tout-Puissant, le Solide. »
Lors de l’incursion de Badr, les compagnons ont fait preuve d’humiliation vis-à-vis d’Allah, aussi ont-ils vaincu. Mais lors de l’incursion de Hunayn, même s’ils constituaient l’élite de la communauté surtout que le prophète était parmi eux, malgré cela, Allah, exalté soit-il, dit:

(Et au jour de Hunayn, où vous étiez fiers de votre grand nombre et que cela ne vous a servi à rien. La terre, malgré sa vastité vous devint bien étroite, puis vous avez tourné le dos en fuyards)

[Sourate At-Tawbah]

(Prenez-garde! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même)

[Sourate Al Alaq]

12. L’homme est certes, en perdition:

L’homme, avant de connaitre Allah, est perdant, c’est le propre de tout homme.
Allah, exalté soit-Il, dit:

(L’homme est certes, en perdition)

[Sourate Al Assr]

Pourquoi est-il perdant ? Parce que l’écoulement du temps le consomme, car qu’est-ce que l’homme ? il est quelques jours, et avec chaque jour qui passe, une partie de lui est consommée. Imaginez un homme dont l’âge fixé par Dieu est de soixante sept ans, huit mois, trois semaines, cinq heures, dix-huit minutes et quatre secondes, c’est son âge, avec chaque seconde qui passe, il se rapproche de la fin de sa vie, car l’écoulement du temps l’affecte voire le consume.

(L’homme est certes, en perdition)

[Sourate Al Assr]

Le temps qui passe nous consume, après cent ans, généralement et très probablement, personne d’entre nous qui sommes ici présents ne sera vivant, nous serons tous enterrés.

(S’est-il écoulé pour l’homme un laps de temps durant lequel il n’était même pas une chose mentionnable ?)

[Sourate Al Inssan]

Un jour, en réécoutant un enregistrement auditif contenant des réponses téléphoniques, j’ai constaté que plus de dix personnes locutrices étaient mortes. De même pour le répertoire du téléphone, à chaque fois on barre le nom d’une personne qui n’existe plus.
Pour cela:

(L’homme est certes, en perdition)

[Sourate Al Assr]

Ceci est évident sauf pour les croyants car pour ceux qui ont la foi en Dieu, il y a une autre description, une autre caractérisation. Mais ce n’est pas notre sujet, car ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la vérité de l’homme avant de croire. Il est bien entendu perdant.
Bill Gates possède neuf milliards dollars, pourtant il est perdant, un homme peut être agent d’une société géante, son gain quotidien peut être de deux millions lyres, il est perdant. Même si on a un mandat exclusif, on est perdant, mille donams. Le dounam égale 1000 m² …, il coute cinq millions, le chiffre peut être imaginaire, il y a actuellement des terrains qui coutent cinq mille ou même cinq millions, on dit: sa demeure est un paradis, au dessus des nuages, ceci est absurde:

(L’homme est certes, en perdition)

[Al Assr]

Car il y a une fin, une rupture, c’est la mort.

13. Nous avons créé l’homme faible:

(Nous avons créé l’homme faible)

[Sourate Al Balad]

C’est-à-dire qu’il a été créé vulnérable, toute coagulation du sang peut l’handicaper. En effet, malgré toute la grandeur, l’autorité, la fortune, les nombreux diplômes et postes qu’il peut avoir, toute la grandeur de l’homme dépend de la fluidité de son sang car si un petit caillot invisible avait bloqué l’un des vaisseaux du cerveau, il perdra son aptitude physique. Donc la force, la richesse, l’autorité, le statut social, le poste, les diplômes et le curriculum vitae de toute personne, le nombre de pays qu’elle avait visités, cette personne peut même être membre dans vingt ou trente associations, tout dépend de la croissance des cellules. Si elles avaient une croissance arbitraire, l’homme meurt. Et cela tourne aux condoléances, c’est fini.
Ainsi,

(Nous avons créé l’homme faible)

[Sourate Al Balad]

Il y a des malades qui restent alités pendant trente ans, mais parfois on peut mourir en une seconde, c’est ce qu’on appelle une mort subite, sans aucune cause visible, par une crise cardiaque ou cérébrale.

(Nous avons créé l’homme faible)

[Sourate Al Balad]

En effet, le moindre incident peut mettre fin à la vie d’un homme. J’avais un proche qui était étudiant à la faculté de médecine, issu d’une famille d’une grande richesse et qui sacralise le savoir, qui a eu une anémie malgré les bonnes conditions de vie qu’il avait. Après avoir consulté plusieurs médecins, les diagnostics ont révélé que la rate, ce cimetière des globules rouges était hyperactif. Normalement, un million et demi de globules rouges meurent par seconde, ces globules morts sont transportés à la rate où ils sont métabolisés en hémoglobine qui est reconduite à la bile où elle est transformée en fer qui se refabrique au niveau des usines de transfert du sang. Ce proche est mort car la rate était hyperactive car au lieu de ne sélectionner que les globules rouges morts et les analyser, il analysait et les vivants et les morts. L’hyperactivité d’un organe peut donc mettre fin à notre vie. L’homme est à la merci d’une hormone secrétée par la glande pituitaire. Cette glande pèse 0,5 g, mais elle est la reine des glandes. Toute hormone dont la sécrétion baisse risque de transformer la vie humaine en un enfer insupportable.

(Nous avons créé l’homme faible)

[Sourate Al Balad]

En effet le corps de l’homme est fragile, il est exposé au dysfonctionnement.
J’ai connu un homme dont le centre d’alarme des crises au niveau des poumons était altéré, il doit donc rester éveillé pendant toute la nuit afin de pouvoir respirer consciemment, sinon il mourra. L’homme normal dort profondément car la respiration se fait automatiquement, c’est l’une des plus grandes grâces dont l’homme jouit et qu’il néglige pourtant. Revenons à cet homme qui ne pouvait jamais dormir. Il devait rester éveillé afin de pouvoir survivre à travers l’inspiration et l’expiration conscientes. Heureusement on a découvert un médicament: il s’agit d’un comprimé qu’il faut prendre chaque heure, et qui est très cher d’ailleurs. Cet homme avait quatre réveils qu’il programmait avant de dormir. S’il voulait dormir par exemple à 11 heures du soir, il prend un comprimé, à minuit, un autre, à une heure du matin, un autre, à deux heures du matin, un autre, à 3 heures, un autre, … et ainsi de suite jusqu’au matin. Un jour que son fils était venu des Etats Unis, notre homme était submergé de joie. Les réveils ont sonné mais il ne les a pas entendus. Le matin, on le trouve mort. Le centre d’alarme des crises des poumons ne fonctionnait pas. Il fallait rester éveillé afin de respirer.

(Nous avons créé l’homme faible)

[Sourate Al Balad]

L’homme est très faible, l’homme devient rebelle dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui même, l’homme est en perdition, l’homme est hâtif, l’homme croit qu’il sera laissé sans obligation à observer, tout cela souligne la perdition de l’homme avant de croire.

14- L’homme a été créé faible:

Allah, exalté soit-Il, a dit:

(Et l’homme a été créé faible)

[Sourate Annissa]

J’ai mentionné beaucoup de versets qui décrivent l’homme avant de connaitre Allah, ce sont ses caractères. Mas, dès qu’il connait Allah, il devient un autre homme

Et louange à Allah Seigneur de l’univers

Traduction : Hanane OUSAOUD
Vérification : Hanane OUSAOUD