Mar
30
2014

La bienfaisance envers les parents même s’ils n’étaient pas musulmans

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

La bienfaisance envers les parents même s’ils n’étaient pas musulmans:

Concernant la bienfaisance envers les parents:
La chose principale est que les savants ont dit:

La bienfaisance envers les parents ne restreint pas au fait qu’ils soient musulmans

En effet et c’est regrettable, il arrive qu’un jeune qui fréquente les mosquées pour y apprendre les préceptes de la religion, se mette à juger son père pour son peu de foi religieuse, et se mette à l’accuser, à lui adresser des mots durs et à ternir ses relations avec lui.
Il faut bien comprendre que les parents n’ont pas besoin d’être musulmans pour mériter la bienfaisance de la part de leurs enfants. Même s’ils sont polythéistes, enfant a-t-il le droit de juger ses parents sur leur foi religieuse ? A-t-il le droit d’élever le ton avec eux ? A-t-il le droit d’être violent avec eux ?
Dieu Tout Puissant a dit:

(Dieu ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Allah aime les gens équitables)

[Coran, sourate l’Eprouvée, verset 8]

Si Dieu Tout Puissant ne nous défend pas d’être bienveillants envers ceux qui ne nous combattent pas pour notre religion, il convient pour nous, et en priorité, d’être bienfaisants envers nos propres parents.
Asma Bint Abi Bakr, Dieu soit satisfait d’elle, a dit:

« Ma mère qui était polythéiste du temps du Prophète, bénédiction et salut sur lui, voulait absolument me voir et m’a rendu visite. Je demandais alors conseil à l’Envoyé de Dieu:
« Dois-je la recevoir ? »
- Oui ! Tu dois recevoir ta mère, répondit-il. »
Dans un autre recueil, il est dit que c’est la raison pour laquelle a été révélé le verset:
« Dieu ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Allah aime les gens équitables. »
(Coran, sourate l’Eprouvée, verset 8).

[Tradition authentique retenue par Al-Bokhari, Moslim et Abou Dawoud]

Quant à Abou Houraïra, Dieu soit satisfait de lui, il a dit:

« L’envoyé de Dieu est venu à passer devant Abdellah Ben Abi Ben Saloul alors qu’il était à l’ombre d’un arbre. Il dit:
‘Ibnou-Abi-Kabcha nous incommode … ‘
Le fils, Abdellah Ben Abdellah, répondit:
‘ Par Celui qui t’a ennobli et révélé le Livre, si tu le veux, je te rapporterais sa tête.’
Le Prophète, bénédiction et salut sur lui, répondit:
‘Non ! Soit plutôt bienfaisant envers lui et cultive du mieux que tu peux son amitié’

[Tradition jugée bonne, recueillie par Al-Bazzar, Ibn Habban et Al-Hakem]

Il s’agit en l’occurrence du pire ennemi du Prophète, la tête pensante des hypocrites, dont le Prophète, bénédiction et salut sur lui, ordonne au fils de lui être bienfaisant au lieu d’accepter de lui voir ramener sa tête… Telle est la loi religieuse ; telle est notre religion ; tel est l’islam…

Et louange à Allah Seigneur de l’univers

Traduction : Abderrahim Zénati
Vérification : Amine El Khir