Mai
20
2012

La dépression et les maladies psychologiques viennent à l’encontre de la foi

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:

«A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne»

[Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim dans leurs Sahih (Authentiques), Abou Daoud et An-Nissa'i dan sleurs Sunan (traditions)]

Honorables frères, la petite quantité de maladies psychologiques en pays musulmans est un symptôme qui attire l’attention puisque dans les pays occidentaux ce genre de maux est de la proportion de 50% parmi les habitants.
Le symptôme de l’angoisse sévit dans les pays occidentaux et il y a parfois de gens qui sont traités deux fois de cette maladie.
Si quelqu’un désire une réponse pour la raison du retrait des maladies psychologiques dans les pays musulmans, nous pouvons répondre que c’est la foi en Allah.
Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:

«A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne»

C’est un hadith bénéfique qui résume et fait comprendre que ce que vous avez vient d’Allah et ce que vous perdez est par l’ordre d’Allah.

«Et ce qu’Il donne»

On demanda à un bédouin du désert qui conduisait un troupeau de chameaux : “A qui appartiennent ces chameaux?” Il répondit : “Ils appartiennent à Allah et sont dans mes mains.”
Allah, glorifié et exalté soit-Il, dit:

(Dis: «O Allah, Maître de l’autorité absolue)

['Al-`Imrân (La Famille d'Imran): 26]

(Maître de l’autorité absolue)

['Al-`Imrân (La Famille d'Imran): 26]

Un bédouin rude tira le Prophète (bénédictions et paix sur lui) de son habit et lui dit :

Mohammad, donne-moi de ce que tu as, il ne t’appartient ni à toi ni à ton père.” Le prophète sourit et dit: “Il a raison, c’est l’argent d’Allah.” Remarquez que si le bédouin l’avait fait avec un autre, sa tête aurait été tranchée.

Allah, glorifié et exalté soit-Il, confirme cette pensée :

(Dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance)

[Al-Hadîd (Le Fer): 7]

Vous êtes titulaire, avec le pouvoir sur les biens que vous avez en main. Ils sont en dépôt chez vous, vous n’en êtes pas le possesseur.

A Allah appartient ce qu’Il reprend

Lorsque son fils Ibrahim mourut, le Prophète (bénédictions et paix sur lui) pleura et Abou Dharr lui dit:

Vous pleurez, ô Messager d’Allah?” Il répondit: “Nos larmes coulent, notre cœur est en peine mais nous ne pouvons dire que ce qui satisfait Allah et nous sommes vraiment peinés de ton départ, ô Ibrâhîm.

Parce qu’Allah lui a pris
Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) dit:

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

[Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim dans leurs Sahih (Authentiques), Abou Daoud et An-Nissa'i dan sleurs Sunan (traditions).]

Un des Compagnons du Prophète (bénédictions et paix sur lui) dont l’enfant était gravement malade entra un soir chez lui et demanda des nouvelles de son fils à sa femme. Elle lui répondit: “Il est dans un meilleur état.” L’homme pensa que son fils était guéri et s’en réjouit. Sa femme lui prépara son dîner qu’il prit.

Dans une autre version, il est dit qu’elle se para pour lui et qu’ils eurent un rapport intime cette nuit. Au matin, l’homme voulut voir son fils et sa femme lui dit: “Si les voisins nous ont donné un ustensile et puis sont venus le reprendre, aurons-nous le droit de nous fâcher?” Il répondit : “Non.” — “Allah, glorifié et exalté soit-Il, a fait cela avec nous et a repris notre fils.” répliqua-t-elle. Le mari s’en alla raconter au Prophète (bénédictions et paix sur lui) le comportement de cette épouse merveilleuse et patiente qui comprenait si bien sa religion.

Le Prophète lui dit:

Puisse Allah vous bénir votre nuit.

On raconte qu’ils eurent un enfant conçu en cette nuit et ensuite dix petits-enfants qui ont mémorisé le Coran.
Si vous pensez que ce que vous possédez est de la grâce d’Allah et qu’Il peut le reprendre lorsqu’Il veut, vous n’êtes jamais foudroyé par le malheur.
Je connais un homme très aisé qui possède un laboratoire et dont le fils est mort. Cet homme apostasia parce qu’il ne voulait pas accepter cette mort.
Le Prophète (bénédictions et paix sur lui) a perdu son fils et il n’a pas agi ainsi … …
L’être humain guérit ses maladies psychologiques avec la foi. L’unicité repose l’esprit, c’est la proximité avec Allah qui est présent, qui voit tout et a tout en main:

(Qui détient dans sa main la royauté absolue de toute chose)

[Al-Mou'minoûn (Les Croyants) : 88]

(et c’est à Lui que revient l’ordre tout entier.)

[Hoûd : 123]

Les serviteurs d’Allah n’ont rien appris de meilleur que l’unicité.
Les versets qui expriment l’unicité sont merveilleux:

(Ce qu’Allah accorde en miséricorde aux gens, il n’est personne à pouvoir le retenir.)

[Fâtir (Le Créateur) : 2]

Ce qui signifie que si Allah vous donne une chose, aucun pouvoir sur terre ne peut retenir ce don. Et s’Il veut vous reprendre une chose, la personne la pus proche de vous y sera indifférente, même votre femme.
Par Allah, un homme me raconta que sa femme lui dit : “Si je te vois mourant, je ne te donnerai pas un verre d’eau.”
Un autre me dit que son fils l’a battu.
Ces mots sont donc merveilleux :

Si Allah est avec vous qui peut être contre et s’Il est contre vous qui peut être pour?

Ce qui signifie que lorsqu’Allah est contre vous, votre plus proche parent peut vous agresser mais s’Il est avec vous, Il vous asservit vos ennemis mêmes.
Chers frères, Remarquez le sens de ce verset:

(Et J’ai répandu sur toi une affection de Ma part, afin que tu sois élevé sous Mon œil.)

[Tâ-Hâ : 39]

Nous avons ce hadith:

Si Allah aime un serviteur, Il met de l’affection envers lui dans le cœur des créatures.

Il devient populaire
Et cet autre:

Allah fait que les cœurs des croyants s’engouent d’affection et de miséricorde pour celui qui Lui est loyal.

C’est-à-dire que le signe de l’agrément d’Allah envers un serviteur est l’amour des gens pour lui.
Allah dit:

(C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires)

['Al-`Imrân (La Famille d'Imran) : 159]

Autant la miséricorde s’ancre dans votre cœur, autant vous devenez doux, délicat, affable, compatissant et équitable. Autant vous vous éloignez d’Allah, autant votre cœur devient dur et rude et les gens s’enfuient de vous.
C’est une question mathématique:
Liaison, compassion, douceur égalent attirance.
Détachement, dureté, rudesse égalent éloignement.
Aussi:

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

image
Autant la miséricorde s’ancre dans votre cœur, autant vous devenez doux, délicat, affable, compatissant et équitable. Autant vous vous éloignez d’Allah, autant votre cœur devient dur et rude et les gens s’enfuient de vous.
C’est une loi pour cela:

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

Merveilleuse invocation à ce sujet:

Ô Allah, ce que Tu me pourvoies de ce que j’aime, fais qu’il soit une force pour moi en ce que Tu aimes et ce que Tu retiens de ce que j’aime, fais qu’il soit un vide pour moi en ce que Tu aimes.

[Rapporté par At-Termizi dans ses Sunan (Traditions)]

Vous êtes ainsi entre deux situations, une chose que vous souhaitez et que vous obtenez et une chose que vous aimez et que vous n’obtenez pas. Ce que vous obtenez sera au service de la vérité et le vide dans le cas contraire sera également au service de la vérité.
Celui qui obtient de l’argent doit l’utiliser pour le bien et celui dont le revenu est limité et qui a du temps libre emploie ce temps pour le bien de même. Ce dernier a ce temps à cause de son petit revenu parce qu’il est un petit employé qui termine son travail et se trouve libre dans l’après-midi. Il est gagnant dans les deux situations comme une scie qui travaille des deux côtés.
Soit dit en passant:

(Nous sommes certes Celui qui éprouve.)

[Al-Mou'minoûn (Les Croyants) : 30]

Nous devons donc passer un test et le croyant en passe deux. Vous êtes testés en ce qu’Allah vous donne et en ce dont il vous prive et l’important est de réussir dans les deux épreuves. Il se peut que la privation soit le don même.

S’Il vous donne qui peut l’empêcher?
Et qui peut donner ce qu’Il a empêché?
Pour qu’Allah soit avec vous, avec Lui soyez
Abandonnez tout le monde et de même l’avidité
S’Il vous donne qui peut l’empêcher?
Et qui peut donner ce qu’Il a empêché?

Chers frères, dans les condoléances, les Musulmans disent ces mots vraiment bons:
“Puisse Allah amplifier votre rétribution.” Auxquels on répond: “Puisse Allah, agréer votre démarche.”
Parmi ce que le Prophète (bénédictions et paix sur lui) nous a conseillé de dire à cette occasion nous avons cette phrase:

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

Lorsque l’être voit que toute chose est par l’ordonnance d’Allah et que toute chose a une vérité:

Tout serviteur qui atteint la vraie foi sait que ce qui l’atteint ne pouvait le manquer et ce qui l’a manqué ne pouvait l’atteindre.

[Rapporté par At-Tabarani dans Al-Mou'gam Al-Kabir (Le Grand Recueil) et Ahmad dans son Mousnad]

Le mot blâme ne se trouve pas dans le dictionnaire du Musulman et il en est très heureux. Quant au mot “si” il brûle le cœur au point de causer parfois une crise cardiaque. Les peines du regret sont profondes. Aussi le Prophète nous interdit ce mot, alors qu’étrangement il est venu dans le Coran.
Allah dit:

(Et s’ils se maintenaient dans la bonne direction, Nous les aurions abreuvés, certes d’une eau abondante)

[Al-Jinn (Les Djinns): 16]

Ce terme “si” du verset est positif.
Il est de même nécessaire. Si, n’en veuille à Allah, un homme a perdu ses biens parce qu’il ne paye pas la Zakat et qu’il se dit en lui-même: “Si j’avais payé la Zakat, je n’aurai pas perdu mon argent.” cela sera vrai. Vous pouvez la dire autant que vous le désirez cela n’est pas défendu. C’est le “si” positif. Comme par exemple “Si” j’avais baissé le regard, je n’aurais pas été dans cette situation pénible chez moi; “si” j’avais accompli mon devoir, les gens n’auraient pas pu parler de moi; “si” j’avais été honnête en vendant ces produits, Allah n’aurait pas permis que je craigne un autre.”
Je vous dis ce mot : “Vous êtes pour la plupart des commerçants et il est Impossible de craindre Allah en ce que vous vendez ou achetez puis de vous voir craindre un autre. Dans le cas contraire, si vous voyez que le client a peu d’expérience et que vous ne le traitez pas honnêtement vous en subirez les conséquences.
Si, vous croyant intelligent, vous prenez du client le prix le plus cher à cause de son manque d’expérience, Allah vous fera craindre un autre. Il vous enverra celui qui vous traitera de même pour essayer de vous corriger.
Voyez quel beau verset que celui-ci:

(La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu’[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah).)

[Ar-Roûm (Les Romains): 41]

Un verset très précis. Nous aurions pu fauter sans goûter aux conséquences de nos fautes. Mais la sagesse d’Allah exige de nous en faire subir les conséquences pour un but noble:

(afin qu’[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah).)

[Ar-Roûm (Les Romains): 41]

Ce hadith :

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

J’ai mentionné une fois dans la mosquée Nabulsi qu’un des Compagnons du Prophètes lui avait prêté le serment d’Allégeance de lui obéir et de prêter conseil à tout Musulman. Ce Compagnon avait envoyé un de ses serviteurs lui acheter un cheval. Le serviteur revint avec son achat et dit: “Le vendeur me l’a donné à trois cents Dirhams.” Le Compagnons remarqua : “Mais il vaut beaucoup plus.” Il finit par le prendre à huit cents Dirhams. Les gens étaient étonnés mais il dit : “J’ai payé serment au Messager d’Allah (bénédictions et paix sur lui) d’obéir et de prêter conseil à tout Musulman.

Un commerçant que je connais m’a raconté un de ses exploits qui m’a vraiment plu. Il avait importé une certaine marchandise et l’avait présenté au prix de huit Dirhams. Aucun acheteur ne la prit et il en baissa le prix à sept Dirhams sans trouver encore de client. Il se mit à baisser le prix peu à peu jusqu’à cinq Dirhams et il en était très peiné.
Un jeune homme inexpérimenté vint lui acheter cette marchandise et le commerçant lui dit qu’elle valait huit Dinars. Le jeune homme répondit qu’elle les valait et le commerçant lui fit remarquer que le prix était sur le dos de la marchandise. Le jeune, prêt à payer ce prix, s’en alla apporter l’argent nécessaire mais le commerçant l’arrêta et lui dit : “Je ne te la vendrai qu’à cinq Dinars. Je vois que tu es peu expérimenté, tu aurais pu faire une grande perte au prix auquel tu comptais la prendre.”
Le commerçant avait craint Allah et n’avait pas voulu profiter de l’ignorance du jeune homme.
Lorsque vous craignez Allah, je le répète souvent, Il vous empêche de craindre tout autre et lorsque vous ne craignez pas Allah, vous craignez votre ombre. Allah dit :

(Nous allons jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Car ils ont associé à Allah (des idoles) sans aucune preuve descendue de Sa part.)

['Al-`Imrân (La Famille d'Imran): 151]

Mes frères, la crainte est la plus grande punition que peut subir l’être. Nous le comprenons des versets suivants:

(Et Allah propose en parabole une ville: elle était en sécurité, tranquille; sa part de nourriture lui venait de partout en abondance. Puis elle se montra ingrate aux bienfaits d’Allah. Allah lui fit alors goûter la violence de la faim et de la peur [en punition] de ce qu’ils faisaient.)

[An-Nahl (Les Abeilles) : 112]

(qui les a nourris contre la faim et rassurés de la crainte!)

[Qouraych (Les Coraich) : 4]

Chers frères: ce hadith

A Allah appartient ce qu’Il reprend et ce qu’Il donne

Ce hadith amène l’équilibre et vous aide à retrouver cet équilibre. Vous ne regrettez rien, vous ne dites pas “si”. Vous n’avez qu’à dépenser de l’effort en vous confiant à Allah.

Et louange à Allah Seigneur de l’univers

Traduit par : Zeinab Hassan
Révisé par : Ghada Nouri